| Les très amusantes mésaventures d'un bourgeois trop snob. |
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Depuis dix ans la compagnie Colette Roumanoff se consacre avec bonheur au théâtre classique. Chacune de ses mises en scène réussit à conjuguer un profond respect du texte et un regard contemporain. Pareil soin souriant est apporté aux décors et aux costumes. Pas de reconstitution léchée mais une vison poétique, colorée, de l'univers du XVIIeme siècle. D'une pièce à l'autre, on retrouve chez les comédiens un équilibre constant entre humour et vérité. Harpagon est un avare menaçant, obsédé par l'argent, perdu au milieu d'un tourbillon façon commedia dell'arte. Quant au Bourgeois Gentilhomme, il cède aux vanités de son siècle avec la naïveté d'un branché d'aujourd'hui. Un travail fidèle à la tradition, avec juste ce qu'il faut de décalage pour susciter la curiosité des plus jeunes.
Isabelle Calabre - Le nouvel Observateur
Ils arrivent, ils sont tous là, le maître de ballet, le maître de musique, le maître d'armes jusqu'au maître de philosophie. Pourquoi tant d'enseignements et à quelles fins? Tout cela pour Monsieur Jourdain du Bourgeois Gentilhomme de Molière qui déclare sans vergogne ; " j'ai toutes les envies du monde d'être savant ". Il s'est entiché de la condition d'aristocrate, lui qui n'est qu'un bourgeois. Et surtout il se pâme devant une marquise à qui il voudrait bien parler en beau langage : " je suis amoureux d'une personne de qualité ". Pour elle il apprendra à distinguer la poésie de la prose, à prononcer les voyelles et les consonnes...
Berné, trompé par plus malin que lui - ce n'est pas difficile un jeune marquis lui soutire de l'argent tant et plus sous le regard lucide de Madame Jourdain - le bourgeois est ridicule. Il suffit de lui dire que l'on parlait " de lui dans la chambre du roi " pour que le sot s'envole dans le rêve vaniteux de la suffisance.
Le ton de la comédie prévaut une fois pour toutes chez Colette Roumanoff. Des costumes colorés vivement comme des bonbons acidulés, deux chaises d'un jaune éclatant, deux laquais épouvantails, et le tour est joué. Le livret de Lully soumis à des variations dignes des rythmes d'aujourd'hui mène la danse. Les acteurs épinglent et donnent à goûter les incohérences d'un homme devenu fou à vouloir trop paraître. Pour punition il sera fait mamamouchi. Tant mieux pour nous public joyeusement comblé.
Véronique Hotte - La Terrasse
| mardi 23 décembre 2008 | 17h | standard |
| samedi 27 décembre 2008 | 17h | standard |
| lundi 29 décembre 2008 | 20h30 | standard |
| vendredi 2 janvier 2009 | 14h30 | standard |
| mardi 10 février 2009 | 14h15 | scolaire |
| samedi 14 février 2009 | 17h | standard |
| dimanche 15 février 2009 | 19h | standard |
| samedi 21 février 2009 | 17h | standard |
| samedi 2 mai 2009 | 17h | standard |
| dimanche 3 mai 2009 | 19h | standard |
| lundi 4 mai 2009 | 14h15 | scolaire |
| mardi 5 mai 2009 | 14h | Saint Marcel |
| jeudi 21 mai 2009 | 17h | festival |
| vendredi 29 mai 2009 | 14h15 | scolaire |
| dimanche 31 mai 2009 | 19h | standard |
| Monsieur Jourdain Patrice Vion |
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| Madame Jourdain Isabelle Laffitte/ Anne-Laure Grenon |
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| Nicole, un turc Catherine Vidal |
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| Maître à danser, Dorante Denis Berner / Grégory Gerreboo |
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| Maître d'armes, Cléonte Renaud Heine |
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| Lucile, un turc Valérie Roumanoff |
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| Dorimène, un turc Aurélie Bargème Géraldine Adams |
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| Maître de philosophie, Covielle Renaud de Manoël |
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| Maître de musique, Maître tailleur, Mufti Francis Lacotte |