Le Bourgeois Gentilhomme

de Molière


Les très amusantes mésaventures d'un bourgeois trop snob.


Photos


Extraits de presse

Un riche bourgeois veut apprendre les bonnes manières des personnes de « qualité ». Il s’entoure d’une multitude de professeurs et se laisse séduire par un prétendu ami sans le sou, mais bien né. Aveuglé par son obsession de noblesse, il sera berné finalement par tous. Pour interpréter tout le ridicule de monsieur Jourdain, le comédien déploie une panoplie de pitreries, de grimaces, d’attitudes grotesques et improbables. Les leçons – notamment avec le maître d’armes ou avec le maître de philosophie – ou la scène du sacre provoquent de beaux éclats de rire. Le décor simple, les costumes fleuris et colorés, les variations sur la musique de Lully participent à la réussite de cette mise en scène efficace et drôle.
Télérama


Depuis dix ans la compagnie Colette Roumanoff se consacre avec bonheur au théâtre classique. Chacune de ses mises en scène réussit à conjuguer un profond respect du texte et un regard contemporain. Pareil soin souriant est apporté aux décors et aux costumes. Pas de reconstitution léchée mais une vison poétique, colorée, de l'univers du XVIIeme siècle. D'une pièce à l'autre, on retrouve chez les comédiens un équilibre constant entre humour et vérité. Harpagon est un avare menaçant, obsédé par l'argent, perdu au milieu d'un tourbillon façon commedia dell'arte. Quant au Bourgeois Gentilhomme, il cède aux vanités de son siècle avec la naïveté d'un branché d'aujourd'hui. Un travail fidèle à la tradition, avec juste ce qu'il faut de décalage pour susciter la curiosité des plus jeunes.
Isabelle Calabre - Le nouvel Observateur

Ils arrivent, ils sont tous là, le maître de ballet, le maître de musique, le maître d'armes jusqu'au maître de philosophie. Pourquoi tant d'enseignements et à quelles fins? Tout cela pour Monsieur Jourdain du Bourgeois Gentilhomme de Molière qui déclare sans vergogne ; " j'ai toutes les envies du monde d'être savant ". Il s'est entiché de la condition d'aristocrate, lui qui n'est qu'un bourgeois. Et surtout il se pâme devant une marquise à qui il voudrait bien parler en beau langage : " je suis amoureux d'une personne de qualité ". Pour elle il apprendra à distinguer la poésie de la prose, à prononcer les voyelles et les consonnes...
Berné, trompé par plus malin que lui - ce n'est pas difficile un jeune marquis lui soutire de l'argent tant et plus sous le regard lucide de Madame Jourdain - le bourgeois est ridicule. Il suffit de lui dire que l'on parlait " de lui dans la chambre du roi " pour que le sot s'envole dans le rêve vaniteux de la suffisance.
Le ton de la comédie prévaut une fois pour toutes chez Colette Roumanoff. Des costumes colorés vivement comme des bonbons acidulés, deux chaises d'un jaune éclatant, deux laquais épouvantails, et le tour est joué. Le livret de Lully soumis à des variations dignes des rythmes d'aujourd'hui mène la danse. Les acteurs épinglent et donnent à goûter les incohérences d'un homme devenu fou à vouloir trop paraître. Pour punition il sera fait mamamouchi. Tant mieux pour nous public joyeusement comblé.
Véronique Hotte - La Terrasse

 


Les confidences du metteur en scène

Le Bourgeois, une comédie de mœurs

Un bourgeois " snob ", se donne beaucoup de mal pour avoir l'air distingué, et se contente en fin de compte d'une jolie mascarade à peine plus illusoire que le but qu'il poursuit: faire partie des "gens de qualité".
L'idée de fond de la mise en scène c'est que nous sommes tous des " bourgeois gentilshommes " dans notre désir d'être autre que ce que nous sommes. S'accepter soi même n'est pas une donnée de départ mais le fruit d'un long et patient travail, qui ne peut venir que de l'observation des choses comme elles sont. Molière est un grand maître de vie. Il nous montre comment tout un chacun n'est préoccupé que de lui-même, se moque éperdument des autres et de ce qu'ils peuvent ressentir, ou attendre de lui.
Le comique naît naturellement du décalage entre les paroles et les actions, entre les désirs et les réalités. C'est en cela que Molière est toujours d'actualité, son regard lucide et bienveillant est une invitation à mieux voir et comprendre les petits et grands drames de la vie.
Le bourgeois finit heureux dans le mensonge parce qu'il préfère l'illusion à la vérité, il croit être devenu lui-même une personne "de qualité" grâce à la cérémonie turque. Comme toujours, Molière nous donne un mode d'emploi des relations humaines : pour communiquer efficacement avec celui qui est aveuglé par sa passion, il faut inventer un langage truqué, et la morale n'a rien à voir la dedans.

Le Bourgeois, un divertissement exotique

La cérémonie turque décrite dans la pièce de Molière tourne en dérision la religion mahométane, qui apparaissait autrefois comme un concentré d'exotisme. Les turcs sont aujourd'hui des voisins proches qui vont entrer dans l'Europe alors que pour Molière ils étaient un peu les habitants d'une autre planète. Il n'est pas question même pour rire de brocarder l'Islam. La cérémonie se passe en musique et presque sans parole pour qu'elle garde son aspect réjouissant et divertissant. On insiste sur le côté anoblissement exotique dans une hiérarchie fantaisiste : celle du Mamamouchi, en évoquant au passage les rituels de sectes en tout genre.

Le décor

Les deux valets sont deux vrais pantins articulés de taille humaine costumés et décoratifs, avec qui tout un chacun peut jouer et Jourdain n'oublie ni de leur donner des ordres ni de faire admirer leur livrée.

La musique et la chorégraphie

Jérôme Lemonnier, notre musicien s'est emparé du menuet de Lully sur lequel il a écrit des variations pour l'ouverture, pour la leçon de danse, pour l'habillage du bourgeois. Le thème revient même dans la musique de la cérémonie turque. Robert Richemont, notre chorégraphe, fait travailler les comédiens pour mettre en forme le défilé des quatre maîtres à l'ouverture du rideau et la joyeuse cérémonie turque.
PS. Il va de soi que dans cette production nous ne reprenons pas les ballets du 17eme car notre démarche n'est pas celle d'une reconstitution historique de la pièce. Nous voulons mettre en valeur la comédie de mœurs et les très amusantes mésaventures d'un bourgeois snob, crédule et amoureux d'une trop belle marquise.


Calendrier

chapeau
lundi 26 octobre 2009 17h fontaine
mercredi 28 octobre 2009 17h fontaine
samedi 31 octobre 2009 14h30 fontaine
dimanche 1 novembre 2009 14h30 fontaine
mardi 3 novembre 2009 14h30 fontaine
samedi 7 novembre 2009 14h30 fontaine
dimanche 8 novembre 2009 14h30 fontaine
mercredi 11 novembre 2009 14h30 fontaine
dimanche 15 novembre 2009 14h30 fontaine
samedi 12 décembre 2009 14h30 fontaine
dimanche 13 décembre 2009 10h fontaine
jeudi 15 avril 2010 14h15 fontaine
samedi 18 avril 2009 14h30 fontaine
mardi 11 mai 2010 14h15 fontaine
jeudi 13 mai 2010 14h30 fontaine
vendredi 28 mai 2010 14h15 fontaine
dimanche 30 mai 2010 17h30 fontaine


Distribution

Monsieur Jourdain
Patrice Vion
Madame Jourdain
Isabelle Laffitte/ Anne-Laure Grenon
Nicole, un turc
Catherine Vidal/Carine Montag
Maître à danser, Dorante
Denis Berner / Grégory Gerreboo
Maître d'armes, Cléonte
Renaud Heine
Lucile, un turc
Lys Caro/ Carine Montag/Valérie Roumanoff
Dorimène, un turc
Géraldine Adams
Maître de philosophie, Covielle
Renaud de Manoël
Maître de musique, Maître tailleur, Mufti
Francis Lacotte